Rien que le manque de transparence est un scandale… Pourquoi est-ce qu’on force pas les industriels à afficher clairement le niveau de mercure ?
Mur de paie 😢
C’est pas nouveau, les poissons prédateurs sont bourrés de mercure qui se concentre en grimpant dans la chaine alimentaire. Il faut donc éviter les gros poissons, comme le thon.
Dans un autre registre, il y a un énorme problème de mercure en Guyane, à cause de l’orpaillage. On trouve des listes de poissons interdits à la consommation et ça va au-delà des poissons prédateurs.
Attention aussi aux produits contenant du mercure. comme les amalgames dentaires (en voie d’élimination des soins dentaires), certains vaccins (moins grave car ponctuel et le mercure a été quasiment éliminés des vaccins ces 20 dernières années) et certains produits cosmétiques importés.
Jviens de me réveiller j’ai cru ça parlait d’astrologie
il est conseillé de ne manger que très peu de poisson – manger uniquement les plus petits (les gros mangeant les autres) … la mer est polluée / la terre est polluée . on peut très bien se passer de poissons en europe dans l’alimentation dans d’autres régions du monde je ne sais pas
C’est cohérent de comparer le taux des conserves à celui du poisson frais ?
Voilà une douzaine d’années, Robert F. Kennedy Jr – éphémère candidat à la présidentielle américaine de 2024, aujourd’hui rallié à Donald Trump – souffrait de graves problèmes cognitifs, brouillard mental, pertes de mémoire, etc. Au point de penser avoir, en plus de ses problèmes cardiaques récurrents, une tumeur cérébrale. En mai, le New York Times a révélé qu’on lui avait découvert les restes d’un ver parasite dans un recoin du cerveau, mais que ses médecins soupçonnaient que la cause la plus probable de ses troubles était bien moins spectaculaire. C’était, comme il l’a confié au quotidien américain, son amour immodéré pour les sandwichs au thon – poisson qui compte parmi les plus contaminés au méthylmercure, un puissant neurotoxique. Comment la consommation, même excessive, d’un aliment aussi banal peut-elle causer des effets de cette magnitude ? Dans un rapport, publié mardi 29 octobre, l’association Bloom donne une série d’éléments de réponse qui relèvent d’« un authentique scandale sanitaire », selon sa présidente, Claire Nouvian.
L’association de défense des océans a fait analyser près de 150 conserves de thon et s’appuie sur ces résultats pour plaider en faveur d’un abaissement des teneurs autorisées de mercure dans la chair de ce poisson, le plus consommé en Europe. Une boîte testée sur dix excède cette valeur limite pour le thon frais, soit 1 milligramme par kilo (mg/kg) en Europe. Selon Bloom, celle-ci ne vise pas à protéger la santé publique, mais à maximiser le taux de conformité des poissons, pour les maintenir sur le marché. Avec comme conséquence, selon Bloom, une exposition excessive des populations, au regard des seuils sanitaires établis par les autorités, qui estiment la quantité de mercure qu’il est possible d’absorber chaque semaine sans risque sanitaire : 1,3 microgramme par kilo de poids corporel par semaine (µg/kg pc/sem) pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Et près de deux fois moins pour son homologue américaine, 0,7 µg/kg pc/sem.
Métal lourd issu de la combustion du charbon, de l’extraction minière et de certaines activités industrielles, le mercure est dispersé dans l’environnement, poursuit sa course dans les océans, où il est transformé en méthylmercure, et s’accumule dans les organismes marins, en particulier au sommet de la chaîne alimentaire. Il finit ensuite dans l’organisme des consommateurs de thon, de requin, d’espadon.
**Des troubles cognitifs parfois sévères**
En France, l’étude de biosurveillance publiée en 2021 par Santé publique France (SPF) indique que la contamination de la population est générale. Quant au caractère problématique ou non de cette contamination, il dépend des seuils de sécurité considérés. Selon les seuils adoptés par SPF, les taux de mercure retrouvés dans les cheveux ne sont indicateurs d’un risque que pour 0,8 % des adultes, 2,1 % des femmes en âge de procréer et 2,4 % des enfants (de 6 à 17 ans). En appliquant les seuils des autorités américaines, ce sont 27,4 % des adultes et 7,6 % des 6-17 ans qui sont à risque en France. L’étude ne dispose pas de données pour les moins de 6 ans, la population la plus vulnérable.
Selon l’EFSA, les très jeunes enfants et les enfants à naître sont exposés au risque le plus important – ces derniers par le biais de l’alimentation de leur mère pendant la grossesse. Le mercure endommage le cerveau en développement et peut induire des troubles neurocomportementaux, des facultés cognitives altérées, etc. Pour les adultes, à plus hautes doses, le mercure élève le risque de maladies cardio-vasculaires, de troubles de l’immunité ou de la reproduction, de désordres neuromoteurs ou, comme pour Robert F. Kennedy Jr, induit des troubles cognitifs parfois sévères. Le Centre international de recherche sur le cancer l’a classé « cancérogène possible », un risque ayant été identifié sur le rein.
En quelles quantités ce poison finit-il dans les assiettes ? L’association a collecté 148 boîtes de thons au hasard, dans quinze supermarchés européens et les a fait analyser par un laboratoire spécialisé. Plus de la moitié (57 %) d’entre elles présentent un taux supérieur à 0,3 mg/kg de mercure. Au-delà de ce seuil, s’il s’agissait de cabillaud, de sardines ou d’anchois, ces produits seraient interdits à la vente en Europe, tandis que pour la majorité des autres produits de la mer, les teneurs maximales sont de 0,5 mg/kg. Le thon, l’espadon ou le requin bénéficient d’une sorte de dérogation, les teneurs en mercure étant autorisées jusqu’à 1 mg/kg. « Ces espèces les plus contaminées peuvent donc contenir trois fois plus de poison que certaines autres espèces et donc toujours être autorisées à la vente, résume Bloom dans son rapport. Le mercure du thon n’est pourtant pas moins toxique que le mercure d’une sardine ou d’un cabillaud. C’est incompréhensible. »
Les 10 % de conserves testées qui excèdent les valeurs autorisées ne peuvent toutefois être considérées comme non conformes. Pourquoi ? Bloom dénonce un autre tour de passe-passe réglementaire. « Le règlement européen 2023/915, qui fixe les teneurs maximales autorisées en mercure, précise que ces teneurs s’appliquent au poids frais et non au produit fini », explique l’association. Or le thon est déshydraté lors de la cuisson et de la mise en conserve et les concentrations en méthylmercure augmentent alors considérablement. Selon les calculs de l’association, une teneur en mercure de 1 mg/kg dans le thon frais initial conduit à une teneur théorique d’environ 2,7 mg/kg dans la conserve. « Une vraie entourloupe, puisque le thon en boîte est consommé tel quel, explique Julie Guterman, principale autrice du rapport. Au final, le thon en boîte peut être commercialisé avec une teneur en mercure presque dix fois supérieure au seuil limite pour une sardine ou un anchois ! »
Stupéfaite d’une telle béance réglementaire, Bloom a demandé à la direction générale de l’alimentation (DGAL), au ministère de l’agriculture, s’il existait un facteur de conversion officiel, pour s’assurer de la conformité des boîtes de thon vendues en France. La réponse de la DGAL, annexée au rapport, est que l’administration « ne dispose pas de certaines informations (…), notamment les facteurs de concentration, de dilution ou de transformation ». En clair, les autorités françaises ne pourraient s’assurer de la conformité réglementaire du thon en conserve. Sur les boîtes testées par Bloom, la plus contaminée, achetée en France, affichait un taux de 3,9 mg/kg.
Les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont du coup jugées peu protectrices par l’association. Sur son site, l’Anses affichait jusqu’au 24 octobre une page destinée au public recommandant des limites de consommation de thon à 60 grammes par semaine pour les enfants de moins de 30 mois, et à 150 grammes par semaine pour les femmes enceintes ou allaitantes. Mais, dans plus d’une conserve sur deux testées par Bloom, la teneur en mercure est suffisante pour que 60 grammes de thon conduisent un enfant de 15 kilos à dépasser la dose hebdomadaire tolérable. De même, en se fondant sur les données de contamination européennes, la consommation de 150 grammes par semaine de thon en boîte conduirait statistiquement une femme en âge de procréer sur six au-delà du seuil de sécurité européen.
Putain, je sais pourquoi ce matin, je ne quitte pas le toilette. J’ai mangé une boîte de thon hier…
/s
Au delà de la rigolade, les gars, si vous voyez la quantité de pesticides/herbicides utilées au Brésil, vous n’allais jamais manger quelque soit que vient de là-bas.
Sans parler des hormones dans les poulets. Et tout ça, arrive chez nous, directement ou indirectement, par les boeufs, les porcs, poulets, soja, blé ou de la farine etc..
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Rien que le manque de transparence est un scandale… Pourquoi est-ce qu’on force pas les industriels à afficher clairement le niveau de mercure ?
Mur de paie 😢
C’est pas nouveau, les poissons prédateurs sont bourrés de mercure qui se concentre en grimpant dans la chaine alimentaire. Il faut donc éviter les gros poissons, comme le thon.
Dans un autre registre, il y a un énorme problème de mercure en Guyane, à cause de l’orpaillage. On trouve des listes de poissons interdits à la consommation et ça va au-delà des poissons prédateurs.
Attention aussi aux produits contenant du mercure. comme les amalgames dentaires (en voie d’élimination des soins dentaires), certains vaccins (moins grave car ponctuel et le mercure a été quasiment éliminés des vaccins ces 20 dernières années) et certains produits cosmétiques importés.
Jviens de me réveiller j’ai cru ça parlait d’astrologie
il est conseillé de ne manger que très peu de poisson – manger uniquement les plus petits (les gros mangeant les autres) … la mer est polluée / la terre est polluée . on peut très bien se passer de poissons en europe dans l’alimentation dans d’autres régions du monde je ne sais pas
C’est cohérent de comparer le taux des conserves à celui du poisson frais ?
Voilà une douzaine d’années, Robert F. Kennedy Jr – éphémère candidat à la présidentielle américaine de 2024, aujourd’hui rallié à Donald Trump – souffrait de graves problèmes cognitifs, brouillard mental, pertes de mémoire, etc. Au point de penser avoir, en plus de ses problèmes cardiaques récurrents, une tumeur cérébrale. En mai, le New York Times a révélé qu’on lui avait découvert les restes d’un ver parasite dans un recoin du cerveau, mais que ses médecins soupçonnaient que la cause la plus probable de ses troubles était bien moins spectaculaire. C’était, comme il l’a confié au quotidien américain, son amour immodéré pour les sandwichs au thon – poisson qui compte parmi les plus contaminés au méthylmercure, un puissant neurotoxique. Comment la consommation, même excessive, d’un aliment aussi banal peut-elle causer des effets de cette magnitude ? Dans un rapport, publié mardi 29 octobre, l’association Bloom donne une série d’éléments de réponse qui relèvent d’« un authentique scandale sanitaire », selon sa présidente, Claire Nouvian.
L’association de défense des océans a fait analyser près de 150 conserves de thon et s’appuie sur ces résultats pour plaider en faveur d’un abaissement des teneurs autorisées de mercure dans la chair de ce poisson, le plus consommé en Europe. Une boîte testée sur dix excède cette valeur limite pour le thon frais, soit 1 milligramme par kilo (mg/kg) en Europe. Selon Bloom, celle-ci ne vise pas à protéger la santé publique, mais à maximiser le taux de conformité des poissons, pour les maintenir sur le marché. Avec comme conséquence, selon Bloom, une exposition excessive des populations, au regard des seuils sanitaires établis par les autorités, qui estiment la quantité de mercure qu’il est possible d’absorber chaque semaine sans risque sanitaire : 1,3 microgramme par kilo de poids corporel par semaine (µg/kg pc/sem) pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Et près de deux fois moins pour son homologue américaine, 0,7 µg/kg pc/sem.
Métal lourd issu de la combustion du charbon, de l’extraction minière et de certaines activités industrielles, le mercure est dispersé dans l’environnement, poursuit sa course dans les océans, où il est transformé en méthylmercure, et s’accumule dans les organismes marins, en particulier au sommet de la chaîne alimentaire. Il finit ensuite dans l’organisme des consommateurs de thon, de requin, d’espadon.
**Des troubles cognitifs parfois sévères**
En France, l’étude de biosurveillance publiée en 2021 par Santé publique France (SPF) indique que la contamination de la population est générale. Quant au caractère problématique ou non de cette contamination, il dépend des seuils de sécurité considérés. Selon les seuils adoptés par SPF, les taux de mercure retrouvés dans les cheveux ne sont indicateurs d’un risque que pour 0,8 % des adultes, 2,1 % des femmes en âge de procréer et 2,4 % des enfants (de 6 à 17 ans). En appliquant les seuils des autorités américaines, ce sont 27,4 % des adultes et 7,6 % des 6-17 ans qui sont à risque en France. L’étude ne dispose pas de données pour les moins de 6 ans, la population la plus vulnérable.
Selon l’EFSA, les très jeunes enfants et les enfants à naître sont exposés au risque le plus important – ces derniers par le biais de l’alimentation de leur mère pendant la grossesse. Le mercure endommage le cerveau en développement et peut induire des troubles neurocomportementaux, des facultés cognitives altérées, etc. Pour les adultes, à plus hautes doses, le mercure élève le risque de maladies cardio-vasculaires, de troubles de l’immunité ou de la reproduction, de désordres neuromoteurs ou, comme pour Robert F. Kennedy Jr, induit des troubles cognitifs parfois sévères. Le Centre international de recherche sur le cancer l’a classé « cancérogène possible », un risque ayant été identifié sur le rein.
En quelles quantités ce poison finit-il dans les assiettes ? L’association a collecté 148 boîtes de thons au hasard, dans quinze supermarchés européens et les a fait analyser par un laboratoire spécialisé. Plus de la moitié (57 %) d’entre elles présentent un taux supérieur à 0,3 mg/kg de mercure. Au-delà de ce seuil, s’il s’agissait de cabillaud, de sardines ou d’anchois, ces produits seraient interdits à la vente en Europe, tandis que pour la majorité des autres produits de la mer, les teneurs maximales sont de 0,5 mg/kg. Le thon, l’espadon ou le requin bénéficient d’une sorte de dérogation, les teneurs en mercure étant autorisées jusqu’à 1 mg/kg. « Ces espèces les plus contaminées peuvent donc contenir trois fois plus de poison que certaines autres espèces et donc toujours être autorisées à la vente, résume Bloom dans son rapport. Le mercure du thon n’est pourtant pas moins toxique que le mercure d’une sardine ou d’un cabillaud. C’est incompréhensible. »
Les 10 % de conserves testées qui excèdent les valeurs autorisées ne peuvent toutefois être considérées comme non conformes. Pourquoi ? Bloom dénonce un autre tour de passe-passe réglementaire. « Le règlement européen 2023/915, qui fixe les teneurs maximales autorisées en mercure, précise que ces teneurs s’appliquent au poids frais et non au produit fini », explique l’association. Or le thon est déshydraté lors de la cuisson et de la mise en conserve et les concentrations en méthylmercure augmentent alors considérablement. Selon les calculs de l’association, une teneur en mercure de 1 mg/kg dans le thon frais initial conduit à une teneur théorique d’environ 2,7 mg/kg dans la conserve. « Une vraie entourloupe, puisque le thon en boîte est consommé tel quel, explique Julie Guterman, principale autrice du rapport. Au final, le thon en boîte peut être commercialisé avec une teneur en mercure presque dix fois supérieure au seuil limite pour une sardine ou un anchois ! »
Stupéfaite d’une telle béance réglementaire, Bloom a demandé à la direction générale de l’alimentation (DGAL), au ministère de l’agriculture, s’il existait un facteur de conversion officiel, pour s’assurer de la conformité des boîtes de thon vendues en France. La réponse de la DGAL, annexée au rapport, est que l’administration « ne dispose pas de certaines informations (…), notamment les facteurs de concentration, de dilution ou de transformation ». En clair, les autorités françaises ne pourraient s’assurer de la conformité réglementaire du thon en conserve. Sur les boîtes testées par Bloom, la plus contaminée, achetée en France, affichait un taux de 3,9 mg/kg.
Les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont du coup jugées peu protectrices par l’association. Sur son site, l’Anses affichait jusqu’au 24 octobre une page destinée au public recommandant des limites de consommation de thon à 60 grammes par semaine pour les enfants de moins de 30 mois, et à 150 grammes par semaine pour les femmes enceintes ou allaitantes. Mais, dans plus d’une conserve sur deux testées par Bloom, la teneur en mercure est suffisante pour que 60 grammes de thon conduisent un enfant de 15 kilos à dépasser la dose hebdomadaire tolérable. De même, en se fondant sur les données de contamination européennes, la consommation de 150 grammes par semaine de thon en boîte conduirait statistiquement une femme en âge de procréer sur six au-delà du seuil de sécurité européen.
Putain, je sais pourquoi ce matin, je ne quitte pas le toilette. J’ai mangé une boîte de thon hier…
/s
Au delà de la rigolade, les gars, si vous voyez la quantité de pesticides/herbicides utilées au Brésil, vous n’allais jamais manger quelque soit que vient de là-bas.
Sans parler des hormones dans les poulets. Et tout ça, arrive chez nous, directement ou indirectement, par les boeufs, les porcs, poulets, soja, blé ou de la farine etc..
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