Taha Oualidat, le principal suspect du meurtre de Philippine qui avait refusé son extradition de la Suisse vers la France le 17 octobre dernier, a finalement changé d’avis après une discussion avec son avocate. Il devrait donc rentrer en France dans les prochains jours.
Taha Oualidat, principal suspect du meurtre de Philippine à Paris, a finalement accepté son extradition vers la France, selon une information de BFMTV. Un courrier a été envoyé ce mardi 29 octobre par son avocate suisse à l’Office fédéral de la justice suisse. Une fois reçu, la procédure se mettra en place et les polices françaises et suisses pourront organiser son rapatriement.
Il a d’abord refusé son extradition
Le 17 octobre, Taha Oualidat a été interrogé par le procureur de Genève, qui lui a demandé s’il acceptait son extradition vers la France, conformément aux procédures en vigueur. Selon nos confrères, le suspect avait alors refusé cette extradition, indiquant ainsi son intention de recourir à des procédures judiciaires pour contester cette décision.
Oualidat disposait ensuite de 14 jours pour transmettre ses observations suite à cet entretien. Par l’intermédiaire de son avocate, il a finalement annoncé, dans ce délai, qu’il avait changé d’avis.
“Il a pris cette décision après en avoir discuté avec moi”, a déclaré Maître Florence Yersin, avocate suisse de Taha Oualidat, qui l’a rencontré à plusieurs reprises en prison depuis son audition avec le procureur de Genève.
“Il savait qu’il pouvait engager des recours pendant plusieurs mois”, a-t-elle confié à BFMTV, “mais il a choisi de progresser dans la procédure française sans chercher à la retarder”. Elle ajoute que son client semble “clair et assuré dans son choix”, sans toutefois donner davantage d’informations sur son état ou sur le dossier.
Taha Oualidat devrait ainsi être extradé en France dans les prochains jours, où il pourra être entendu par un juge français.
Arrêté fin septembre en Suisse
Ce jeune homme de 22 ans a été interpellé à Genève le 24 septembre, trois jours après être accusé du meurtre de Philippine, une étudiante de 19 ans, dans le bois de Boulogne.
Arrivé en France en 2019 depuis l’Espagne, alors âgé de 17 ans, Taha Oualidat avait déjà été condamné pour viol dans le Val-d’Oise, peu après son arrivée. Cette peine de sept ans d’emprisonnement a été en grande partie purgée, avec presque cinq ans effectués.
Le 3 septembre, un juge des libertés et de la détention avait ordonné sa libération sous obligation de pointage et assignation à résidence dans un hôtel de l’Yonne. Mais, il ne s’est jamais présenté à cette adresse. Le 6 septembre, le Maroc avait émis un laissez-passer consulaire pour son expulsion, mais Oualidat était déjà en liberté à ce moment-là.