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Propriété des parents de Julie Gayet depuis une vingtaine d’années, le château de Cadreils ouvrira ses portes au public le samedi 19 et le dimanche 20 septembre à Berrac, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. L’occasion de retracer son histoire avec Brice Gayet.
« Bizarrement, on connaît très peu de choses du château ». En bon propriétaire, Brice Gayet connaît la part de mystère qui entoure le château de Cadreils depuis plusieurs siècles maintenant. Depuis son acquisition il y a 23 ans, le père de la célèbre actrice Julie Gayet s’échine pourtant à dévoiler ses secrets au public tout en poursuivant sa restauration, qui touche désormais à sa fin. Les visiteurs pourront en juger ce week-end à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, au cours desquelles le bâtiment ouvrira ses portes*.
En attendant, Brice Gayet retrace avec nous l’histoire de ce joyau du patrimoine gersois, inscrit aux monuments historiques depuis 1973 pour ses façades et toitures. Situé aux confins de la commune de Berrac, le château domine la commune voisine de Saint-Martin-de-Goyne. Sa construction fut l’œuvre des seigneurs de Berrac de Cadreils, « une vieille famille noble » dont les origines remontent « au XIIe ou XIIIe siècle » selon Brice Gayet.
« Je vais construire une galerie beaucoup plus belle que la tienne »
Le nom de Cadreils serait lié à l’un des membres cadets de la famille, qui s’illustra lors des guerres d’Italie sous François Ier. « Le maréchal Blaise de Monluc parle au roi de France du capitaine Cadreils. Il lui dit qu’il faut le remercier et lui donner des honneurs car il a pris la ville de Pavie », précise Brice Gayet.
Longtemps isolée, la tour ronde remonterait au XVe siècle, si ce n’est plus tôt. « On le sait parce que le mur fait plus de 1,20 m d’épaisseur et que, après le XVe siècle, ça passe à 1 m », indique le propriétaire. Le reste du château a été construit bien plus tard, à l’image de la tour carrée, « typiquement gasconne », comme l’indique Brice Gayet. Entièrement restauré l’an dernier, le pigeonnier daterait de la fin du XVIIe siècle, tout comme la galerie, pièce maîtresse de la bâtisse. Celle-ci aurait été imaginée par la fille du propriétaire du château de Laréole. « Elle avait dit à son père : je vais construire une galerie beaucoup plus belle que la tienne », sourit Brice Gayet.

Construit à la fin du XVIIe siècle, le pigeonnier a été entièrement restauré en 2025.
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Acheté par les parents de Julie Gayet en 2003, le château de Cadreils a fait depuis l’objet d’une vaste restauration. « Il y avait tout à refaire, précise Brice Gayet. Les propriétaires de l’époque, qui étaient agriculteurs, n’avaient pas les moyens de le rénover. À la fin, ils vivaient dans deux pièces. Il a fallu deux ans pour faire les toits, les sols… Il n’y avait pas de chauffage. Même les douves avaient été comblées. »
Vingt-trois ans plus tard, le château est métamorphosé. Il est aujourd’hui entouré d’un jardin dessiné par Anne Gayet. « Elle a fait un dessin qu’on a exactement respecté et qui depuis semble séduire les visiteurs, qui sont toujours très ébahis par le jardin autant que par le château », glisse son époux.
Julie Gayet et François Hollande « sont très au calme ici »
Au-delà des visiteurs, le château de Cadreils attire bien sûr les proches des deux propriétaires actuels, à commencer par leur fille Julie et l’ancien président de la République François Hollande. « Ils viennent de temps en temps, ils sont très au calme ici. Quand ils viennent, ils disent qu’ils se reposent mais je les vois travailler tout le temps », révèle Brice Gayet avec une pointe d’humour.
S’il ne jouit pas de la même notoriété que le château de Castelmore ou celui de Caumont, le château de Cadreils est ouvert au public depuis vingt ans. « Il y a eu beaucoup de monde quand M. Hollande est arrivé dans la famille. C’était une période très courte, heureusement parce que c’était n’importe quoi », souffle Brice Gayet.
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Aujourd’hui, le propriétaire se plaît toujours autant à faire visiter ce lieu chargé d’histoire, auquel il a su redonner ses lettres de noblesse, aux côtés de son épouse. « C’était un peu de la folie, je ne suis pas sûr qu’on le referait aujourd’hui. C’était quand même un sacré boulot. Ce qui fait plaisir, c’est de restaurer le patrimoine français », conclut Brice Gayet.
(*) Visites : le samedi 19 octobre à 10 h, 12 h et 15 h ; le dimanche 20 octobre à 11 h et 15 h.