Le concept des caméras qui scannent les plaques d’immatriculation est très simple. Lorsque vous rentrez, l’heure est enregistrée puis la durée est calculée pour appliquer la période de gratuité ou le tarif fixé. Mais attention, puisque lorsque l’on parle de payer, ce n’est pas avec une amende envoyée après le passage au magasin. Il s’agit d’un paiement automatique à la sortie.

Des caméras qui surveillent le temps au parking

La technologie s’appelle LAPI pour lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Le logiciel permet d’associer la plaque d’immatriculation à une heure précise via la caméra. L’autre lecture a lieu au moment de la sortie, la durée est calculée sans générer de ticket papier.

Voici quelques parkings de magasins qui ont déjà adopté cette technologie en France :

  • ALDI Lille, Lille
  • ALDI Charenton-le-Pont, Charenton-le-Pont
  • Lidl Pierrefitte-sur-Seine, Pierrefitte-sur-Seine
  • Lidl Nice, Nice
  • Westfield Aéroville, Tremblay-en-France
  • Westfield Parly 2, Le Chesnay-Rocquencourt
  • Westfield Les 4 Temps, La Défense
  • Parking Centre-Grande Arche, La Défense
  • Centre commercial La Vache Noire, Arcueil
  • Q-Park Happy Vélizy, Vélizy-Villacoublay
  • Centre commercial Mériadeck, Bordeaux
  • Parking Soleil, Odysseum, Montpellier
  • Parking Espace, Odysseum, Montpellier
  • Parking Ulysse, Odysseum, Montpellier
  • Parking des Docks 76, Rouen
  • Parking de La Coupole, Nîmes
  • Parking des Halles, Nîmes

On trouve cette technologie notamment chez Aldi à Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne. Mais c’est aussi le cas de l’Auchan du centre commercial Mériadeck de Bordeaux. Pour en revenir à l’Aldi de Charenton-le-Pont, CAME France explique que les 50 places du magasin sont équipées de caméras Survision NanoPak 5 capables de lire les plaques. C’est Facility Park qui s’occupe de la gestion du parking.

Pour l’Auchan de Mériadeck, les clients du centre commercial ont droit à deux heures gratuites dès 15 € d’achat. Lorsque les clients sortent de l’Auchan, il suffit de scanner le code-barres du ticket de caisse à la borne. Et en cas de dépassement de la durée de deux heures, METPARK, qui gère tout cela, applique un surplus à payer. Jusqu’à trois heures, le prix est de 80 centimes toutes les 15 minutes. Au-delà, c’est 60 centimes toutes les 15 minutes et la journée peut atteindre 24 €.

Le parking express du centre Westfield Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt utilise la même technologie. Facility Park parle d’un « ticket virtuel et reconnaissance de plaque ». Là, la durée est moins généreuse avec les 20 premières minutes gratuites. C’est ensuite 1,50 € pour une heure, quand les trois heures sont facturées 5,50 € et 47,50 € pour une journée.

Un surplu à payer, mais pas une amende

À Montpellier, trois parkings de la zone commerciale d’Odysseum utilisent aussi la lecture automatique des plaques. Et là aussi une période de gratuité de deux heures puis une surfacturation au-delà Alors s’agit-il vraiment d’une sanction ?

Non, ce n’est pas une amende de police. Le conducteur paye le tarif du parking selon les règles affichées. Il s’agit d’une propriété privée ouverte au public et son propriétaire fixe ses conditions d’accès et de stationnement. Un automobiliste stationnée accepte le contrat.

Il faut toutefois préciser que les enseignes ne font pas ce qu’elles veulent avec les plaques. La CNIL estime que le numéro d’immatriculation est une donnée personnelle. Alors le parking doit spécifiquement indiquer que les clients sont filmés. Les panneaux indiquent explicitement pourquoi les caméras sont utilisées, les droits des visiteurs et comment les exercer.

Alors oui, la lecture de la plaque via le LAPI remplace le ticket de parking, mais il y a aussi des obligations précises en termes de protection des données et de contestation.